Contenu rédigé avec l’assistance de l’intelligence artificielle.
Arnaque au faux support technique : comment elle fonctionne
L’arnaque au faux support technique consiste à vous faire croire que votre ordinateur est infecté, à obtenir une prise en main à distance, puis un paiement pour une intervention inutile. Elle commence toujours par un contact que vous n’avez pas sollicité, appel ou écran de blocage, et se referme sur un moyen de paiement difficilement réversible.
L’essentiel
- Aucun éditeur de logiciel n’appelle spontanément un particulier pour lui signaler une infection.
- Un écran affichant un numéro à appeler est une page web fabriquée pour cela, jamais un message du système.
- La prise en main à distance est un outil professionnel légitime, détourné ici pour installer ou consulter à votre insu.
- Le moyen de paiement demandé, carte cadeau, virement immédiat ou cryptomonnaie, n’a qu’une fonction, l’irréversibilité.
- Trois gestes se font dans l’heure quand le paiement est parti, couper la connexion, appeler la banque, changer les mots de passe depuis un autre appareil.
Périmètre Fraude qui vient vers vous, celle du prétendu support informatique. L’hameçonnage bancaire et la sécurité informatique générale reposent sur d’autres mécaniques et ne sont pas traités ici ; le contrôle d’un prestataire que vous avez cherché vous-même relève du dossier sur le choix d’un dépanneur.
La séquence, du premier contact au paiement
La fraude suit un enchaînement stable, et c’est cette stabilité qui la rend reconnaissable sans aucune compétence technique. Le premier temps est le contact non sollicité, par téléphone ou par un écran de blocage apparu pendant une navigation. Le deuxième temps invoque une autorité que vous connaissez, un éditeur de système, un opérateur, un éditeur d’antivirus, parfois votre banque. Le troisième temps fabrique une urgence, un virus qui se propage, des données sur le point d’être perdues, un compte qui va être bloqué.
Le quatrième temps est le seul qui demande une action de votre part, et c’est le point de bascule : l’installation d’un logiciel de prise en main à distance. Une fois l’accès obtenu, l’écran montre des affichages spectaculaires, journaux d’erreurs, listes de fichiers, fenêtres de commandes, qui n’établissent rien mais impressionnent. Le cinquième temps demande le paiement, sous une forme que vous ne pourrez pas annuler.
Pourquoi l’écran de blocage n’est pas une panne
L’écran qui occupe tout votre affichage, joue parfois un son d’alerte et refuse de se fermer est une page web ouverte en plein écran. Elle ne dispose d’aucun accès à votre machine et n’a rien diagnostiqué. Quitter le mode plein écran, fermer le navigateur par le gestionnaire de tâches, ou redémarrer, suffit dans la quasi-totalité des cas. Au redémarrage, ne restaurez pas les onglets précédents, faute de quoi la page se rouvrira.
Le numéro affiché sur cet écran, comme celui qui s’affiche sur votre téléphone lors d’un appel, ne prouve rien. L’identification de l’appelant se falsifie, y compris pour reproduire un indicatif local ou le numéro réel d’un organisme connu. Ce que vous voyez à l’écran n’établit jamais l’identité de votre interlocuteur.
Ce qu’il faut faire dans l’heure si vous avez payé ou donné accès
Coupez d’abord la connexion internet de la machine concernée, en débranchant le câble ou en désactivant le wifi. Cela met fin à une session de prise en main en cours. Appelez ensuite votre banque pour faire opposition et signaler l’opération, en demandant un numéro de dossier. Changez enfin les mots de passe des comptes sensibles depuis un autre appareil que celui qui a été manipulé, en commençant par la messagerie, qui sert à réinitialiser tous les autres accès.
Le signalement vient après ces trois gestes, sans les retarder. Le dispositif national d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance, sur cybermalveillance.gouv.fr, publie les fiches réflexes correspondantes et oriente vers des prestataires référencés. Les pratiques commerciales trompeuses se signalent sur SignalConso, service de la répression des fraudes. Le dépôt de plainte auprès de la police ou de la gendarmerie conditionne une part des démarches ultérieures auprès de la banque, y compris pour des montants modestes.
Ce que devient la machine ensuite
Une session de quelques minutes suffit à installer un accès permanent ou à copier des fichiers. Le fait qu’aucun paiement n’ait eu lieu ne règle donc pas la question. Faites examiner la machine par un professionnel que vous aurez choisi vous-même, jamais par celui qui vous a appelé, et jamais par un numéro trouvé sur l’écran d’alerte.
Le coût de cette remise en état obéit aux mêmes règles que n’importe quelle intervention, taux horaire, déplacement et minimum de facturation. Le dossier sur le prix d’un dépannage détaille ces lignes, et l’estimateur d’intervention permet de recomposer le devis qu’on vous annoncera.
Reconnaître un professionnel légitime après coup
Un prestataire réel accepte que vous raccrochiez et que vous le rappeliez sur un numéro trouvé par vos propres moyens. Il communique son numéro d’identification d’entreprise sans difficulté, puisqu’il figure sur ses devis et ses factures. Il écrit sa grille tarifaire avant d’intervenir. Ces trois comportements ne garantissent pas la qualité du travail, mais leur absence simultanée est un signal suffisant pour ne pas aller plus loin. Le vérificateur d’existence permet de contrôler en trente secondes le numéro qu’on vous donne.
À lire ensuite
- Faux support Microsoft : le script exact de l’appel type
- Prise en main à distance : quand elle devient une arnaque
- Victime d’une arnaque au support : les cinq gestes d’urgence
- Démarchage téléphonique informatique : ce que dit la loi
Journal de mise à jour
- — Première publication du dossier.
